National


Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 11:11
Voici en pièce jointe, un courrier à adresser par e-mail à nos députés 
hauts-savoyards (Accoyer, Tardy, Saddier, Francina). 
 
Il serait souhaitable qu'un nombre significatif de courriels arrive 
sur les boites de nos députés. 
Nous vous communiquons ci-dessous, les coordonnées de leurs permanences : 
 
Tardy : info@lioneltardy.org 
Saddier : s.noel@martial-saddier.com 
Accoyer : bernard.ACCOYER@wanadoo.fr 
Francina : p.mahut@marcfrancina.net 
 
En vous remerciant pour l'intérêt que vous porterez à ce projet 
d'amendement. 
Amitiés. 
 
Pour la FRAPNA Haute-Savoie, 
Le Président, Eric Féraille. 
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture 

Lettre député.doc = Lettre député.doc =

Association

A mesdames, messieurs les députés                                               le       janv. 10

 

 

Objet : Loi Grenelle II - DTA / DTADD

 

Monsieur le Député,

 

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’article du projet de loi dit « Grenelle II » qui vise à remplacer les Directives Territoriales d’Aménagement (DTA) opposables par des Directives Territoriales d’Aménagement et de Développement Durables (DTADD) non opposables.

 

Le Sénat a souhaité que les DTA « pour lesquelles l'État a engagé les études préalables et la concertation avec les collectivités avant la date de publication de la présente loi, soient poursuivies jusqu'à leur terme ». Cette disposition vaut précisément pour la DTA des Alpes du Nord,  dont l’élaboration a débuté il y a plus de dix ans pour aboutir à la consultation des collectivités territoriales qui se déroule actuellement.

 

Il s’agit du résultat d'un processus important de concertation, impliquant l'ensemble des acteurs du territoire, qui fixe des objectifs partagés et engage l’Etat dans les projets et procédures d’aménagement de notre territoire. La DTA ne crée pas de droit nouveau, elle impose la cohérence, par exemple en assurant le cadrage des documents de planification comme les SCoT et des PLU, tel que la responsabilité de l’Etat l’impose.

 

La DTA des Alpes du nord concerne les départements de la Haute Savoie, de la Savoie, de l’Isère et le nord de la Drôme. C’est l’avenir de cette région des Alpes qui se joue maintenant ou qui sera peu à peu défait. Les associations de protection de l’environnement qui agissent sur ce territoire sont favorables à ce texte. A une vue partielle soumise à l’arbitraire, nous préférons la planification globale concertée sur une aire cohérente.

 

Il s’agit de conserver l’attractivité et le dynamisme économique de la région dans le souci de l’intérêt général et d’un développement durable pour toutes et tous.

Il s’agit de sauvegarder nos espaces agricoles notamment en périphérie des villes et entre les pôles d’urbanisation du sillon alpin.

Il s’agit d’avoir demain des villes et des bourgs où il fasse bon vivre et se loger.

Il s’agit de disposer de transports collectifs efficaces et bien cadencés.

Il s’agit de mieux gérer la ressource en eau qui peut être menacée y compris dans ce qui est le plus beau château d’eau de notre pays.

Il s’agit de protéger nos paysages et notre patrimoine naturel comme cadre de vie et socle de nos activités touristiques.

Il s’agit de garder de grands espaces naturels, des zones de transition, de passage et de tranquillité, pour les hommes et pour la faune.

En résumé, il ne s’agit pas d’un retour en arrière vers la centralisation mais simplement d’organiser la croissance de notre territoire à une échelle pertinente, ce qui est de la responsabilité de l’Etat et de la concertation large qui a été menée.

Tout cela serait-il condamnable ? Le bonheur de nos enfants, le développement durable, la protection de la planète, ne seront que le résultat de notre comportement responsable.

 

Alors qu’à l’instar de nombreuses collectivités territoriales, le Comité de Massif des Alpes et la Région Rhône-Alpes ont voté un avis positif sur le projet de DTA, certains lobbies liés aux intérêts financiers privés du ski industriel souhaitent empêcher l’opposabilité de ce document majeur, en avançant notamment que la DTA bloquerait tout développement économique y compris l’organisation éventuelle des Jeux Olympiques d’hiver par Annecy en 2018. Rien n’est plus faux, aussi nous vous demandons avec force de ne pas voter les amendements visant à supprimer le caractère opposable des DTA en cours de consultation et de conserver la sage formulation du Sénat.

Nous vous demandons ainsi de mettre l'intérêt général des Alpes du Nord, la cohérence et la qualité de notre territoire avant les intérêts privés de quelques uns.

 

Avec l’assurance que nos arguments recevront un accueil favorable de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma haute considération.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 10:15

Appel contre le projet de loi de réforme des collectivités territoriales

Politiques culturelles en danger


Depuis 1982 et les grandes lois de décentralisation, toutes les collectivités territoriales se sont fortement engagées dans le soutien au développement culturel et associatif jusqu’à atteindre plus de 70 % de la dépense publique dans ce secteur ; les communes restant historiquement les plus investies .


La culture reste une responsabilité partagée entre les différents niveaux de
collectivités qui peuvent intervenir grâce à la clause générale de compétence. Ainsi, la culture participe- t-elle aujourd'hui au développement économique et social des territoires porté par tous les niveaux de collectivités. Ces dernières, d'abord considérées comme des guichets, sont entrées dans des démarches de concertations, de conventions et d'accompagnements de projets avec les acteurs culturels. Ces engagements assurent une meilleure cohérence du territoire par un

maillage et un aménagement adaptés et pérennes.


A l’heure où commence à s’amorcer un dialogue constructif fondé sur une plus
grande maturité d’échanges entre l’Etat et les collectivités et notamment par la réactivation du conseil des collectivités territoriales (instance été créée par Catherine

Trautmann en 1997) le projet de loi proposé par Nicolas Sarkozy est un recul sans précédent de cette histoire institutionnelle et sociale.


Alors que tout le monde rêvait d’un acte 3 de la décentralisation, l’on
assiste à l’acte 1 d’une recentralisation : Fin de l’autonomie fiscale des collectivités par la suppression de la Taxe

Professionnelle, Fin des financements croisés par la suppression de la clause générale

de compétence pour les Régions et les Départements.


La culture, qui n’est pas une compétence obligatoire, sera la
première sacrifiée sur l’autel de ce projet de loi inique qui ne vise qu’à étrangler les collectivités et à fragiliser le service public de la culture.


Les artistes comme les institutions et les associations culturelles, le patrimoine
comme la création ou la formation, en seront les victimes, au détriment de la vitalité et du rayonnement culturels de notre pays.


Plus que cela, c’est la solidarité, le lien social, l’émancipation des citoyens qui sont
mis en danger si cette "contre- réforme "arrive à son terme .


Sylvie ROBERT

 

Karine GLOANEC-MAURIN

, Secrétaire nationale adjointe, Secrétaire nationale à la Culture du Parti socialiste
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Par Elus de la Gauche Annécienne

Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 08:03
Voici la présentation faite par le Groupe des députés socialistes à l'Assemblée Nationale pour dénoncer le redécoupage des circonscriptions législatives proposé par le gouvernement :

ConfPresseRedecoupage.pdf ConfPresseRedecoupage.pdf

Comme vous le savez, la Haute Savoie va "gagner" un 6e député dès les prochaines élections de 2012.
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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 10:50

La réforme des modes de scrutin des collectivités territoriales proposée par le Président de la République crée un nouvel élu : le conseiller territorial qui vient se substituer aux actuels conseillers généraux et conseillers régionaux.

 

Selon le Président, ce nouveau statut d’élu entrera en vigueur aux élections de 2014. Les conseillers territoriaux seront élus pour 80% d’entre eux sur des cantons « agrandis » par rapport aux cantons actuels, lors d’un scrutin uninominal (comme actuellement : un(e) candidat(e) et son (sa) suppléant(e)) à un tour, et pour 20% sur une liste départementale à la proportionnelle intégrale.

 

Si l’on avait appliqué ce mode de scrutin en 2008 lors des dernières cantonales, voilà ce que cela aurait donné comme résultats :

 

Nuances

Sièges

élus par cantons (80%)

Sièges

T1

%

Elus sur listes départementales (20%)

Total des élus

Ecart entre les chiffres réels et le nouveau mode de scrutin

EXG

1

1

 

 

0

1

0

COM

115

92

41

4,47

17

109

-6

SOC

644

515

260

28,32

110

625

-19

RDG

48

38

24

2,61

10

49

1

DVG

171

137

70

7,63

30

166

-5

VEC

12

10

2

0,22

1

10

-2

ECO

1

1

 

 

0

1

0

REG

2

2

1

0,11

0

2

0

AUT

10

8

2

0,22

1

9

-1

UDFD

46

37

20

2,18

8

45

-1

M-NC

40

32

17

1,85

7

39

-1

UMP

502

402

285

31,05

120

522

20

DVD

341

273

196

21,35

83

355

14

FN

 

0

 

 

0

0

0

EXD

 

0

 

 

0

0

0

 

1 933

 

918

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

Nombre de sièges pour les listes départementales : 1933 x 20% = 387 sièges

 

 

 

 

Si on avait appliqué ce nouveau mode de scrutin des conseillers territoriaux, la droite UMP DVD aurait eu 34 élus de plus, principalement obtenus contre les socialistes (pour 19 sièges), les communistes (6 sièges) et les DVG (5 sièges).

 

Le nouveau statut de conseiller territorial, loin de simplifier la vie démocratique locale, institue une nouvelle manière pour la droite de gagner encore plus de sièges sans rien faire, au mépris de la volonté des électeurs.

 

Un référendum est donc nécessaire pour valider ou non ces changements extrêmement importants pour notre démocratie.

 

 

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 09:34

Le Parti socialiste proteste contre l’adoption de la loi Carle : Il s’agit d’un chèque éducation privée à la charge des communes

Le 29 septembre 2009

Le Parti socialiste proteste contre l’adoption lundi 28 septembre de la proposition de loi dite « loi Carle » tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence.


Cette loi crée pour les communes de nouvelles obligations au bénéfice des écoles privées implantées sur d’autres communes. Il s’agit d’une rupture brutale avec la logique de la loi Debré du 31 décembre 1959 qui met à la charge des communes les dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat avec l’État implantées sur leur territoire. Les familles se voient aujourd’hui attribuer le droit d’imposer le financement de la scolarité de leurs enfants dans des écoles privées hors de leur commune de résidence : cela s’apparente à un chèque éducation privée qui remet gravement en cause le principe de l’école publique.

A cela s’ajoutent de profondes inégalités : la banlieue paiera pour la ville, les communes rurales seront pénalisées avec un risque fort d’exode scolaire. Comment instaurer une parité de financement entre écoles publiques et écoles privées alors même que l’école publique accueille tous les enfants sans aucune forme de sélection?


Cette proposition de loi intervient dans un contexte de politique de démantèlement de l’école publique. Le modèle du gouvernement pour l’enseignement est celui de l’enseignement privé sous contrat. La traduction budgétaire de cette politique est éclairante. D’un côté, la droite supprime à tour de bras des postes dans l’enseignement public, de l’autre elle favorise les écoles privées. Le gouvernement a en effet clairement la volonté de remettre en cause la règle non écrite qui fixe la répartition des postes d’enseignants payés par l’Etat : une proportion de 80 % pour le public et 20 % pour le privé (alors même que le privé ne représente que 17 % des élèves). Ainsi, sur les 24151 postes supprimés de 2002 à 2008, la part de l’enseignement privé dans ces suppressions d’emplois aurait dû être de 4830 postes. Or, le gouvernement n’a supprimé que 729 postes dans le privé (source Ministère de l’éducation nationale-DEPP, octobre 2008) ! A cela s’ajoute le plan dit « espoir banlieues » qui prévoit la création de classes de l’enseignement privé dans les banlieues et sera une véritable aubaine pour l’enseignement confessionnel.


Décidemment, la droite française n’a pas changé, elle fait le choix délibéré de valoriser l’école privée. L’adoption de cette proposition de loi entraînera la fermeture de classes ou d’écoles publiques. C’est manifestement le but recherché.

Le Parti socialiste proteste énergiquement contre cette dérive et tient à rappeler la Constitution : « L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat. »


Communiqué de Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’Education

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Par Elus de la Gauche Annécienne

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