Partager l'article ! Commune touristique et travail dominical: Lors du conseil municipal de lundi soir, il était proposé de voter une délibération demandant le classem ...
Principales dispositions de la proposition de loi de
Richard Mallié (UMP) sur le travail du dimanche:
- Maintien à 5 du nombre de dimanche pour lesquels un maire peut demander chaque année des dérogations d'ouverture. Dans ce cas, le salarié perçoit une rémunération au moins égale au double de celle d'un jour de semaine et un repos compensateur.
- Pour un chômeur, le refus de travailler le dimanche n'est pas un motif de radiation de la liste des demandeurs d'emploi.
- Autorisation d'ouvrir le dimanche jusqu'à 13 heures pour les commerces de détail alimentaire.
1/ Dérogations collectives et permanentes sans contrepartie obligatoire pour le salarié: les communes et zones touristiques.
- Par décision du préfet, sur proposition du maire (ou du préfet à Paris), tous les commerces de détail peuvent, de droit, donner un repos hebdomadaire par roulement pour tout ou partie du personnel dans les "communes touristiques ou thermales et zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation cultuelle permanente".
Actuellement, la dérogation au repos dominical, dont peut bénéficier uniquement un commerce lié au tourisme, "peut être" décidée mais n'est pas "de droit". Le préfet doit être saisi par les conseillers municipaux selon des critères définis par décret.
2/ Dérogations collectives ou individuelles et temporaires (5 ans): les PUCE.
- Dans les agglomérations de plus d'un million d'habitants (et zone frontalière pour Lille), le préfet de région peut autoriser les établissements de vente au détail à déroger au repos dominical dans une zone caractérisée par des habitudes de consommation de fin de semaine (PUCE: périmètre d'usage de consommation exceptionnelle).
- le préfet délimite le PUCE, sur demande du conseil municipal.
- Les autorisations sont accordées au vu d'un accord collectif (qui fixe des contreparties).
- En l'absence d'accord, les autorisations sont accordées au vu d'une décision unilatérale de l'employeur approuvée par référendum des personnels concernés.
- Chaque salarié travaillant le dimanche, sur la base du volontariat (l'accord doit être écrit), bénéficie d'un repos compensateur et perçoit une rémunération au moins égale au double de celle d'un jour de semaine.
- Les autorisations de dérogations sont accordées pour 5 ans.
- un employeur ne peut justifier un refus d'embauche par le refus du salarié de travailler le dimanche. Ce refus ne peut pas non plus constituer un motif de licenciement.
- Fin du travail du dimanche à la demande du salarié, selon "l'évolution de sa situation": soit les conditions sont fixées par un
accord collectif, soit l'employeur demande chaque année au salarié s'il souhaite une priorité pour occuper un emploi ne comportant pas de travail le dimanche, dans le même établissement ou, à
défaut, dans la même entreprise."
Les communes de montagne depuis la loi montagne du 09 Janvier 1985 (Articles 3 et 4 de la loi n°85-30) et les
communes littorales depuis la loi littorale du 03 Janvier 1986 (Loi n°86-2)
Les communes réalisant des actions de promotion touristique depuis la loi du 5 janvier 1988 (Articles 57 à 59 de la loi n°88-13). Il s'agit de
véritables opérations, devant être renouvelées, qui visent à promouvoir la fréquentation touristique
Les communes réalisant des actions de protection et de gestion de leurs espaces naturels depuis la loi du 02
Février 1995 (Loi n°95-101).
Les groupements de communes peuvent instituer la taxe par un vote à la majorité simple (Article L5722-6 du
CGCT) de l'organe délibérant s'ils remplissent les mêmes conditions que celles exigées des communes. La taxe ne peut être instituée à la fois au profit d'un groupement et de la commune."
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