Mercredi 1 octobre 2008
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Lors du conseil municipal du 29 septembre, Robert Saint-Romain est intervenu, au nom du groupe, à l'occasion d'un point à l'ordre du jour prtant sur la
lutte contre l'exclusion. Voici la retranscription de cette intervention:
"Bernard Bosson a dit longtemps : "Il ne faut pas intervenir dans le social, il se régule tout seul." Autrement dit, la charité devait à elle seule régler ces questions. La charité, mais aussi
l'action des nombreuses associations humanitaires qu'il faut ici saluer.
Il n'est donc pas étonnant, avec ce raisonnement, qu'à Annecy nous ayons un tel retard soit vis-à-vis des personnes âgées, soit vis-à-vis des sans domiciles fixes.
Les difficultés de l'association des Trois Fontaines mise en liquidation ont montré les limites de l'action associative. La période suivante où plusieurs associations ont accepté d'assumer quelques
missions en direction des Sans Domiciles Fixes a aussi montré que des bénévoles, même aidés de quelques permanents, ne pouvaient pas assumer sur le long terme des missions aussi lourdes, pour
lesquelles ils n'étaient pas disponibles en nombre suffisant.
La création et le renforcement de l'Intervalle montre que la collectiité prend enfin le problème de l'exclusion plus au sérieux. Il était temps et nous nous en réjouissons.
Tout de même, il reste de nombreuses questions:
1) Les associations, malgré les nombreuses pressions de la mairie, arrêtent leur mission le 30 septembre, comme elles s'y étaient engagées. Or, le recrutement du personnel de la nouvelle structure
est à peine commencé. La structure sera prête au mieux à Noël. Que va-t-il se passer durant ces deux mois?
2) L'implantation provisoire Rue Boschetti est un bon emplacement mais l'implantation Rue de la Césière est totalement excentrée et relègue les personnels et les usagers à la limite extérieure de
la ville. Il fut un époque où la police emmenait les SDF au Semnoz. Il y a donc un progrès ! mais on peut sûrement trouver mieux ! Espérons que les transports en commun seront adaptés à cette
nouvelle implantation.
3) Le fonctionnement de l'accueil est prévu l'après-midi et le Week-end, mais pas les Jours Fériés. On va donc voir des mamans et leurs bébés à la rue de bon matin, hors de l'hébergement d'urgence,
en attendant d'être accueillies de nouveau à 14h00. Est-ce bien raisonnable ?
4) Les recrutements sont en cours. Mais pour des missons aussi lourdes les salaires et conditions de travail sont-ils adaptés? Les associations recrutent des personnels sur des mission similaires
avec des conditions bien meilleures que la Ville et celà se comprend. Des solution existent certainement dans la fonction publique puisque, par exemple, les assistantes sociales du Conseil Général
ont des situations bien meilleures que celles de la Ville d'Annecy... pourtant dans bien des cas sous-traitante du Conseil Général...
5) Une grande partie des difficultés des animateurs et des assistantes sociales est due au manque criant d'hébergements temporaires et de logements très sociaux, à loyers encadrés. D'où nos
interventions sans relâches sur la construction de PLATS et de PLAI.
6) Parmi les populations les plus démunies figurent les gens du voyage, pour certains sédentarisés. Des actions sont entreprises pour stabiliser quelques familles volontaires. L'implantation de ces
familles permettra-t-elle une scolarisation correcte et digne des enfants, ou seront-elles reléguées dans une zone de la ville inaccessible?
En résumé, poussée par les événements, la Ville a été contrainte de s'intéresser au sort des plus démunis. Mais il reste beaucoup à faire pour avoir une véritable politique sociale dans une
situation économique où malheureusement, les cas douloureux vont être de plus en plus nombreux et graves."
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Publié dans : Conseils municipaux
Par Elus de la Gauche Annécienne
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