Le conseil de ce lundi avait encore 50 points à l'ordre du jour.
1) Le rôle de la commission Finances
La première intervention a été en direction de l'organisation de la commission des finances. En effet, les comptes administratifs (qui forment le bilan de l'année écoulée) sont d'abord étudiés en
commission des finances avant d'être débattus en CM. Lors de la Commission qui s'est tenue le 11 Juin, nous nous sommes retrouvés à 6 conseillers : 3 de la majorité + D. Duperthuy, P. Metral-Boffod
et P. Herisson, munis des documents de synthèse envoyés auparavant.
La raison de la désertion des autres membres de la majorité (au total 17 représentés dans cette commission) est simple : lors de la réunion de la commission de municipalité du 9 Juin, les choses
avaient déjà été entérinées. Il suffisait à quelques bons pédagogues de venir nous informer des décisions prises...
Après une demande conjointe des membres des oppositions, nous avons reçu le 18 Juin les comptes administratifs dans leur intégralité, soit 4 jours avant le CM...
Normalement, les commissions municipales sont des lieux où les conseillers municipaux (quelque soit leur appartenance politique) dialoguent et élaborent ensemble des pistes de réflexion. A Annecy,
la commission Finances sert de lieu d'information pour des minorités sous-documentées. Impossible alors en conseil municipal de discuter de toutes les lignes de comptes qui demandent des
explications.
On marche sur la tete. Alors que l'organisation "normale" des prises de décisions dans une municipalité devrait etre : Elaboration en commission, puis arbitrage par la majorité (en commission de municipalité) et enfin débat en CM;
A Annecy on a : Décision de la majorité (en commission de municipalité), puis information des oppositions, et enfin débat en CM.
A se demander à quoi on sert... si on ne peut pas déposer de voeux, ni discuter des orientations financières !
2) L'Arcadium
Plusieurs points portait sur le programme d'agrandissement de l'Arcadium (ex Hall des expositions). Ces agrandissements sont certes nécessaires et vont dans le bon sens. L'Arcadium sera une salle
en tous points exceptionnelle. Mais, car il y a un Mais de principe.
Là encore, c'est le sérieux de la gestion de ce genre de projet qui est remise en cause par notre vote d'abstention (qui signifie autre chose qu'un vote "contre"....). Comment ne pas prévoir dès le
départ les extensions réalisées, sachant que par exemple, l'une d'elle concerne la construction de sanitaires initalement prévus au nombre de 10 (pour une capacité d'accueil de 3 400 pers max.)? On
dépose alors au CM, sans concertation, des avenants aux contrats précédemment signés pour intégrer les coûts supplémentaires. Or, évidemment, les appels d'offre alors émis pour ces nouvelles
constructions sont biaisés à la base : comment dire à une entreprise spécialisée qu'elle ne réalisera qu'une partie des travaux, et que l'autre partie sera confiée à une autre entreprise ?
Pour nous, le recours aux avenants doit resté exceptionnel et en tout état de cause etre précédé d'un débat sur le bien-fondé (pour l'Arcadium il
n'y a aucun problème) des modifications de travaux. De meme, le sérieux des conceptions des grands projets doit etre revu et corrigé. On ne peut tolérer de tels "oublis" ou
"erreurs (de métré)" qui sont aux frais du contribuable.
3) La politique
La majorité n'arrête pas de nous rabbatre les oreilles avec une phrase fétiche: "Nous, on ne fait pas de politique, on gère la ville". Pour des hommes politiques, c'est troublant...
Ce conseil a été l'occasion de montrer que derrière les discours, il y a bien une politique qui est menée.
Par exemple : lors du dernier CM nous avons voté plusieurs subventions en direction du sport (bonne idée) parce qu'il s'agit d'un axe fort de la politique engagée. En meme temps, le maire insiste
pour dire que l'aide financière (de 7000€) accordée au CNRS pour la tenue d'un congrès international de physique consacré au changement climatique est exceptionnel, car "Annecy n'a pas
vocation a soutenir la recherche scientifique".
Voilà un vrai choix de politique : soutien aux sportifs (très bien) mais pas aux manifestations scientifiques (dommage notamment pour remplir le futur centre des congrès...).
Sur le fond, on peut s'interroger sur le désengagement de l'Etat du financement du CNRS et donc sur l'opportunité des aides financières accordées au CNRS par les collectivités locales, mais le meme
raisonnement tient pour les activités sportives.
De meme, M. le Maire a refusé d'organiser une consultation populaire (contrairement à Cran Gevrier) concernant le vote des immigrés aux élections locales, initiative portée par des associations
locales. A la question de P. Metral-Boffod sur ce refus, M. le Maire a répondu qu'il s'agissait d'une prise de position politique...
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