C2A


Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 09:38
Chacun se souvient de l'épisode pas si vieux où le SILA avait candidaté pour bruler les déchets du SIVADES (en provenance de Cannes). A cette époque, en lien étroit avec les associations écologistes, j'avais été le seul élu politique à m'opposer à cette volonté. Elle était contraire à ma vision d'une gestion raisonnée des déchets.

Que n'avais-je alors entendu de quolibets et autres railleries : incompétence, populisme, méconnaissance des dossiers... Le lot quotidien d'un élu qui prend des positions fortes, parce qu'il les croit justes.

Certains m'annonçaient la fin du monde: augmentation vertigineuse de la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM). Or, hier soir, le conseil d'agglomération votait une baisse du taux de cette TEOM. De 7.30%, elle pase à 7%. Autrement dit, loin d'augmenter, la TEOM baisse.

Je me réjouis aujourd'hui d'avoir été, à la place qui est la mienne, celle d'un élu local attentif aux revendications des associations, l'un des animateurs de ce débat. 

Je suis satisafit de voir que nous ne brulerons pas les déchets de Cannes, et qu'en plus la TEOM diminue.

Denis Duperthuy
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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 10:13
Le groupe socialiste d'Annecy avait ouvert le débat sur ce blog il y a quelques jours concernant l'impact des JO sur le budget de l'agglo. Meme si les réponses restent floues, imprécises et souvent difficile à comprendre, celà aura tout du meme eu le mérite de poser les vraies questions.

Et les réponses que l'on pressent ne sont pas réjouissantes. JL Rigaut a bien dit que jusqu'en 2011 l'agglo ne payera que les études concernant les sites d'implantation des futures (?) sites (patinoire, anneau de vitesse, village olympique et centre des médias). Mais après 2011, l'agglo devra prendre sa part au budget des JO, c'est-à-dire payer l'amélioration du réseau de transports en commun (ce qui est bien normal, puisque c'est de sa compétence stricte) mais aussi (et c'est là que le bât blesse) une partie des équipements.

Qui va payer l'anneau de vitesse de Seynod ? L'Etat ? En partie seulement. La Région? Ce n'est pas de sa compétence. Le Département ? Il peut aider à la marge. La ville de Seynod? Peut-etre si ses finances le lui permette.

Mais le compte n'y sera pas. Alors sera-ce la ville d'Annecy? Pourquoi pas puisque c'est elle qui est ville organisatrice. Mais il faudra que le maire explique le fait que les annéciens payent sur leurs impôts un équipement sur la ville de Seynod... pour notre part cette hypothèse nous semble absurde.

Dès lors, la seule collectivité apte à mettre la main à la poche sera bien l'agglo... CQFD.

2011... 2011... Tiens tiens... C'est l'année où la taxe ménage pour financer les agglo devrait etre mise en place. Quelle chance pour le président de l'agglo qui pourra alors faire passer la pilule de l'impôt JO sans trop de douleur. Au lieu que la part de la Taxe d'Habitation qui devrait revenir à l'agglo soit de X % (disons pour l'exemple, le chiffre est totalement farfelu pour l'instant : 3%) cette part sera de X + quelque chose % (par exemple 4%) Et hop. Ni vu ni connu. L'impot JO sans douleur... Sans avoir besoin de le justifier... Sans justifier sa propre politique et ses propres choix. Quand en meme temps on renonce à l'EPF parce qu'il augmenterait cette meme taxe de 0.17%... Nous n'avons pas les meme priorités.

C'est dommage que la politique se résume pour certains à des actions non assumées.

Mais tout ceci, à la veille de la nouvelle année, n'est que politique fiction... ou pas ?
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Par Elus de la Gauche Annécienne

Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 09:55
(Remarque pour plus de lisibilité, cet article est disponible sur le document ci-joint où apparaissent de plus des graphiques explicatifs : Rejet EPF Rejet EPF )

 

Le conseil de la C2A d’hier soir a été mouvementé. Deux points ont particulièrement été discutés : le DOB (Débat d’Orientations Budgétaires) avec ses questions concernant le financement des JO (mais nous y reviendrons dans un article spécifique) et l’adhésion à l’EPF 74 (Etablissement Public Foncier de la Haute Savoie).

 

L’EPF est ce que l’on appelle un outil de portage foncier. Cela signifie qu’il aide les agglos et les communes à acquérir du terrain. Pour bien comprendre, il faut d’abord expliquer comment cela se passe actuellement dans nos communes. 

 

Actuellement

 

Un terrain (ou un immeuble, ou un local industriel ou commercial) est à vendre. La ville se dit que ce terrain peut être intéressant pour un projet qu’elle a (faire du logement, implanter de nouvelles entreprises, construire un bâtiment public). Elle va donc préempter le terrain, c’est-à-dire intervenir auprès du vendeur pour lui signifier qu’elle désire acheter (et qu’elle est prioritaire). Pour préempter, elle doit débourser le montant de la vente. Cet argent provient soit des impôts des habitants soit de l’emprunt (généralement souscrit à un taux de 4 – 5%). La ville conserve le terrain jusqu’à ce qu’elle trouve un promoteur qui veuille bien réaliser son projet. Si c’est un bâtiment public : c’est elle qui engage directement les travaux (exemple : Arcadium). Si c’est pour du logement : elle fait appel à un promoteur (généralement un bailleur social) qui va construire pour son propre compte ces logements. De même si c’est pour des locaux économiques.

 

Avec une adhésion à l’EPF

 

Un terrain est à vendre. La ville se dit que ce terrain peut être intéressant pour un projet qu’elle a. L’agglo ayant adhéré à l’EPF, la ville peut demander à l’EPF d’acheter pour son compte à elle ce terrain. L’EPF (dans les limites de ses capacités, à savoir 6 millions d’euros par an pour l’ensemble des acquisitions sur l’agglo) achète le terrain au vendeur sur ses propres fonds. Il garde ensuite ce terrain, selon le temps nécessaire pour la ville de monter son dossier), jusqu’à 10 ans. La ville pendant ce temps a tout loisir de mettre au point son projet, de contacter les architectes, promoteurs, etc… L’EPF lui demande simplement une cotisation pour les frais de fonctionnement de 2% / an si elle désire (a priori) faire du logement sur le terrain ou de 3% / an si le terrain est destiné à une autre activité (économique par exemple). Une fois que le projet est bien ficelé, l’EPF revend le terrain AU PRIX AUQUEL IL L’A ACHETE  (donc sans plus-value) à celui qui va réaliser le projet (ville si c’est pour un bâtiment public, bailleur social, promoteur, etc…). Le projet est enfin réalisé. Pour cela, l’EPF a besoin d’argent. Son adhésion entraine de fait l’augmentation de la Taxe d’Habitation et de la Taxe Foncière (de 0.17% pour la première et de 0.20% pour la seconde). En clair, une nouvelle ligne, nommée ligne EPF, apparaît sur les feuilles d’impôts locaux. Cet impôt sert à alimenter l’EPF pour qu’il réalise les acquisitions foncières.

 

L’EPF devient alors un formidable outil pour les communes qui veulent réaliser des projets immobiliers. Or, on sait que notre agglo manque de logements, doit encourager l’implantation d’activités économiques nouvelles, doit réaliser des bâtiments publics. La situation actuelle où chaque commune se débrouille n’est pas tenable. Si certes Annecy peut encore dégager de l’argent pour faire de l’acquisition foncière, ce n’est plus le cas de la majeure partie des communes de l’agglo qui ont des budgets très serrés. Dès lors, ne pouvant préempter des terrains ou des immeubles anciens, ces communes n’ont aucun moyen d’action sur le foncier et doivent laisser faire le marché. Il ne leur reste que l’outil du PLU (Plan Local d’Urbanisme).

 

L’adhésion à l’EPF aurait permis d’avoir à disposition sur l’agglo une enveloppe annuelle de 6 millions d’euros pour acquérir du foncier dans le but de réaliser de nouveaux logements, de rénover des quartiers entiers de ville, d’offrir aux entreprises des locaux adéquats… Certes cela impliquait un nouvel impôt. Mais cet impôt représente, pour un logement moyen à Annecy, une augmentation de 4€ sur la Taxe d’habitation et de 3-4 € sur la taxe foncière (jusqu’en 2013 puisqu’après les reventes des terrains acquis par l’EPF étant remises dans le fonds géré par l’EPF, les reventes viendraient financer une partie des nouvelles acquisitions, selon le principe de la boule de neige). Soit un total pour l’agglo d’environ1.5 million d’€/an.  

 

Pour notre part, nous étions favorables à l’adhésion à l’EPF par la C2A. C’est un outil formidable pour développer à l’avenir notre agglo et offrir à nos enfants des logements à des prix raisonnables, des entreprises où il fait bon travailler, des lieux publics nombreux et répondant aux besoins. Le prix de tout cela était tout de même raisonnable… Mais c’était déjà trop pour la droite qui a voté contre, préférant le statut quo actuel où le marché foncier est largement livré à lui-même. Comment des communes vont-elles faire de la rénovation urbaine ? Comment faire face au manque de logements ? Comment attirer des nouvelles entreprises ? Sans ce bel outil qu’est l’EPF.

 

C’est une erreur historique pour notre agglo. Cette erreur est le fruit d’une UMP qui préfère l’immobilisme au changement et d’un président d’Agglo qui vénère le consensus mou et qui dès lors a préféré ne pas adhérer à l’EPF plutôt que de prendre une décision politique forte, courageuse en s’engageant plus vigoureusement dans le débat, afin de ne pas se mettre ses amis de l’UMP à dos. En n’encourageant que mollement l’adhésion à l’EPF, JL Rigaut tient une responsabilité particulière dans ce vote. Pour préserver ses intérêts politiques futurs il a préféré sacrifier l’intérêt général du développement de notre agglo et rester dans un fonctionnement communautaire où chacun fait selon ses moyens. Ce n’est pas notre vision d’une COMMUNAUTE d’agglo où la solidarité doit aussi avoir sa place.

 

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 10:02

La commission Finances de l’Agglo s’est réunie hier soir pour préparer le Débat d’Orientations Budgétaires (DOB) pour l’année 2010 qui sera examiné en conseil d’agglo jeudi prochain.

 

Le document étudié hier soir est très surprenant. Il aborde les questions de recettes et dépenses liées au fonctionnement mais celles liées à l’investissement sont abordées de manière très rapide. Sur l’investissement il est simplement dit :

 

« 2010 doit marquer notre volonté de réaliser rapidement avec les partenaires concernés toutes les études (aménagement, urbanisme, foncier, logement et déplacement) pour engager la réalisation des équipements et infrastructures indispensables pour la vie de l’agglomération et de ses acteurs.

 

Cela est d’autant plus marqué pour tout ce qui contribue à la réussite de la candidature aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018. »

 

Paragraphe suivant : « Afin de tenir compte du contexte international et national qui vient d’être décrit et du projet « Annecy 2018, ville requérante des JO 2018 », les priorités budgétaires de l’agglo pour 2010 vont vers les projets, actions et infrastructures qui favorisent le rayonnement de notre agglo, dans le maintien et le développement de l’emploi et des activités économiques. »

 

A première vue, rien de très nouveau… Sauf que ces priorités tournées vers les JO 2018 ne figurent pas au PPI (Programme Pluriannuel d’Investissements pour la période 2010 – 2014) voté au printemps. Et pour cause, à l’époque, JL Rigaut avait répondu à une de nos interrogations demandant la tenue d’un débat sur l’impact des JO sur les budgets de la C2A que : les JO n’auront aucun impact sur la C2A. Un débat est donc inutile dans l’enceinte de l’agglo… Idée absurde bien entendue mais que beaucoup ont crue.

 

Aujourd’hui, il semble que le son de cloche change. Les JO ont visiblement à voir avec l’agglo. Et les mêmes qui hier nous riaient au nez commencent à s’interroger. Comment l’agglo qui a déjà un certain nombre d’investissements à réaliser (rénovation de Bonlieu, construction d’un centre des Congrès…) inscrits au PPI pourra-t-elle, en plus, financer des études, des aménagements, des investissements, etc… liés à la candidature d’Annecy 2018 ?

 

Car l’agglo aura à payer une partie des JO. Elle a des compétences directement impactées par cette candidature : transports, aménagements urbains, réalisations économiques, etc…

 

Dès lors deux solutions s’offrent en théorie à l’agglo :

- mettre le PPI à la poubelle et se concentrer sur les investissements liés aux JO car à fiscalité identique le montant annuel des investissements réalisables par l’agglo ne peut dépasser 12.5 Millions d’euros.

- faire le PPI et les investissements pour la candidature aux JO. Mais à ce moment-là une seule solution s’impose : augmenter la fiscalité et donc créer un impôt JO.

 

C’est cette seconde option qui semble la plus vraisemblable. En effet, les financements pour la rénovation de Bonlieu (financements Ville d’Annecy et C2A) sont déjà inscrits dans le budget de la Ville. De même, la construction d’un centre des Congrès est vue par tous, et à juste titre, à la fois comme indispensable au tissu économique local et aux JO 2018. On ne voit pas pourquoi sa construction devrait être retardée. Or, le gouvernement offre une opportunité inespérée pour augmenter la fiscalité sans trop que ça se voit : la réforme des collectivités territoriales va créer, de fait, une fiscalité mixte directement perçue par l’agglo. L’agglo percevra une partie des impôts locaux des ménages. Dès lors, rien de plus facile, et en apparence inodore, que d’augmenter les impôts au moment du basculement vers ce nouveau système d’imposition des ménages… Le courage de ses décisions ne semble pas être la chose la mieux partagée à l'agglo.

 

D’un côté, option de sacrifier la rénovation de Bonlieu sur l’autel des Jo. De l’autre option d’augmenter les impôts. Qui finira par l’emporter ? Réponse au prochain budget de l’agglo.
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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 10:11
Voici le compte-rendu de l'intervention que Denis Duperthuy a effectuée lors du conseil d'agglomération du 01 Octobre 2009 concernant l'entreprise Mavic.

Mavic.pdf Mavic.pdf

On apprend que la C2A s'occupe de dossiers économiques (enfin !!??) et que le député, enfin vice-président de l'agglo, peut-etre meme président de l'assemblé nationale ... suit tout ça de très près et n'a aucune inquiétude sur le sujet. Si c'est lui qui le dit...

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Par Elus de la Gauche Annécienne

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