Lundi 5 septembre 2011
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"Parce que je crois que la situation de la France est grave, parce que je crois que nos concitoyens ont droit
à un avenir ici, parce que je veux offrir à notre pays un autre horizon que celui de l’enrichissement des plus riches et l’appauvrissement des plus pauvres, parce que je crois qu’un autre projet
doit impérativement être mis en place pour les français, les hauts-savoyards et les annéciens, j’ai décidé d’être candidat à la candidature
pour l’élection législative sur la deuxième circonscription de la Haute Savoie afin de porter les couleurs de notre parti et les aspirations de nos concitoyens. Ce choix je l’ai fait en
conscience certain que le renouvellement d’un mandat de 5 ans à la droite à l’assemblée nationale serait la pire catastrophe pour les classes populaires et moyennes. Nous devons, ici et
maintenant être de cette reconquête parce que c’est notre honneur de femmes et d’hommes de convictions, parce que c’est la raison de notre engagement au service des plus faibles, parce que c’est
notre devoir devant l’Histoire.
Vous connaissez mes convictions, vous connaissez mes engagements. Engagement soc ial d’abord au service
de la majorité des français, ces français qui constituent les classes populaires et moyennes qui n’ont que leur travail pour vivre. Ces français que la droite veut rendre redevable des dérives du
système financier en augmentant leurs impôts tout en continuant à exonérer les plus riches. L’exemple récent de ces gros plein de sous, suppliant le gouvernement de les taxer plus (Mme
Bétencourt, M. Spinetta, Lévy, Riboud) est tout à la fois un aveu d’injustice sociale et tout à la fois d’une obscénité sans pareil. Ils ont été entendus, le gouvernement a créé une toute petite
taxe de 3% qui rapportera 200 millions d’euros alors qu’il a voté il y a quelque temps la réforme de l’ISF qui coutera 2 milliards d’euros au budget. Je veux m’adresser à ces français qui ont
peur de l’avenir, du chômage. Les jeunes notamment. Je leur dis que ce n’est pas à revotant pour cette droite complice des milieux
financiers qui aujourd’hui ruinent l’Europe que la France trouvera demain le chemin de la prospérité. La droite ne crée pas d’emploi ni de revenus supplémentaires pour eux, elle crée du dividende
pour ses amis.
Ces français qui ont du mal à se soigner
convenablement. Ces français qui ne trouvent pas à se loger sans se ruiner. Ces français qui n’ont plus confiance dans leur système
éducatif, leur système judiciaire, leur police, trop souvent manipulées aux seules fins de servir les intérêts du clan, de la bande au pouvoir. Ces français qui disent non aux délocalisations,
qui disent non au recul de leurs acquis sociaux, qui disent non à la privatisation des services publics.
La gauche a, en 2012, une responsabilité énorme. Fidèle à sa tradition de lutte contre toutes les soumissions
et toutes les oppressions hier au système féodal, monarchique puis religieux avec la merveilleuse idée de la laïcité, elle se doit aujourd’hui de lutter contre les forces dévastatrices de la
finance dérégulée. Un bras de fer est engagé entre le politique et le financier. Ce bras de fer prend la forme de menaces que font peser les
agences de notation sur les peuples d’Europe. Ces financiers qui se permettent de juger (avec quel mandat ? Quelle légitimité ?) des politiques publiques mises en place ici où là et qui
soit lèvent le pouce, soit baissent le pouce, comme jadis les empereurs romains au Colisée pour signifier la grâce ou la mort des peuples. Ce système qui met sous tutelle le politique du
financier est un système totalitaire qui broie les femmes et les hommes, qui met à genou des pays qui furent jadis les phares de la civilisation (Grèce, Portugal, Espagne notamment). Pour garder
notre triple AAA des agences de notation devons-nous accepter un triple ZZZ de notre système éducatif, de notre protection sociale, de notre système judiciaire, de notre recherche… Je ne me
résous pas à accepter cette situation qui fait payer aux peuples, au travail, les errements des banques et du capital.
Les solutions me direz-vous ? Elles sont contenues dans le projet socialiste et vous les connaissez. C’est pourquoi je ne crains pas d’aller défier la droite en toute transparence pour les électeurs, parce que je
crois que nous avons les solutions, que nous pouvons changer les choses. Nous avons les propositions pour remettre l’homme au cœur de notre civilisation, à la place de l’argent. Le système
s’effondre, laisserons-nous d’autres imposer d’autres reconstructions qui mettront au cœur du nouveau système Dieu, ou bien la planète. Moi je préfère un système qui mette en son cœur l’homme.
L’homme comme être naturel qui fait partie de la nature et qui dès lors lui doit tant, à cette mère nourricière. L’écologie est ainsi un combat à mener pour l’émancipation et le progrès social.
Il ne peut être considéré comme un combat coupé du reste des réalités sociales sans risquer de tomber dans un extrémisme dangereux pour les peuples.
La gauche, depuis Voltaire, Hugo, Jaurès et d’autres n’a jamais manqué à son devoir, celui d’être aux côtés
des opprimés. Elle s’est parfois égarée, oui, dans des compromis qui ont tourné à la compromission, mais elle a toujours su garder le cap du bien commun, le cap de la représentation des classes
populaires et moyennes. En 2012, elle renouvellera j’en suis convaincu en remportant l’élection présidentielle puis législative, ce pacte avec les petites gens. Dans ce bras de fer contre la
finance elle saura se positionner du côté de la majorité qui souffre. C’est elle qui imaginera les solutions pour contraindre la finance à céder face à l’intérêt général.
C’est une aventure difficile, délicate, qui nous demande, à nous militants de terrain, beaucoup d’efforts de
mobilisation. Mais c’est une aventure fantastique qui mobilisera tout à la fois le mouvement social, associatif et politique de gauche. Nous devons répondre présents sur la deuxième
circonscription pour participer au changement qui est en marche. Vous le voyez, mes chers camarades, c’est en réalité une faveur que je vous demande de m’accorder en m’accompagnant dans cette campagne législative qui commence.
Cette faveur c’est celle d’être de ceux qui construiront la France d’après, la France de demain, la Nouvelle
France, pour un monde plus juste et plus humain. Je suis prêt. Entendez-vous mes chers camarades? : Les français nous attendent. Je peux déjà dire aux hauts-savoyards : tenez bon,
ne désespérez plus. Nous sommes-là, présents pour vous et vos enfants. Je ne propose pas une candidature de premier tour, une candidature de témoignage, je propose une candidature pour gagner
ensemble, parce que les hauts-savoyards y ont droit, eux aussi à ce formidable espoir qui se lève partout en France. Nous défendons ensemble des valeurs communes : solidarité, respect de
l’environnement, respect du travail, honnêteté, laïcité, accueil de l’autre. Ces valeurs que nous avons en commun sont celles que chaque habitant de Haute Savoie pourra porter haut et fort en
juin prochain en glissant un bulletin socialiste dans l’urne. Le vote haut-savoyard c’est le vote socialiste."
Denis Duperthuy
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