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Par Elus de la Gauche Annécienne
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La France traverse la plus grave crise économique
et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.
Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des
Français.
Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent
menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son
bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures
supplémentaires par rapport aux embauches.
La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre
dans l’inaction.
C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des
Françaises et des Français et sortir la France de la crise.
Pour signer cette pétition, rendez-vous à l'adresse suivante :
PROPOS DU MINISTRE de la FONCTION PUBLIQUE rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la
Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la Nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"Le grand problème de l'Etat, c'est la rigidité de sa main-d'ouvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du
premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts
[rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation,
administration générale, économie
et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la
réforme de l'Etat est impossible. Parce que les corps abritent des
emplois inutiles."
"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec
les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par
l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette
force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie,
débloquer tous ces verrous psychologiques. C'est sur l'Education
Nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs
de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de
l'Education nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les
back office de l'Education nationale, c'est facile, on sait comment
faire, avec Eric Woerth [secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat] : on
prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on
supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus
délicat. Il faudra faire un grand audit."
"Le problème que nous avons en
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