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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 09:34

La pauvreté de la connaissance des mécanismes économiques par bon nombre de journalistes nationaux est assez affligeante. La preuve avec la dégringolade actuelle du cours de l’euro face au dollar, au franc suisse et dans une moindre mesure face au yen japonais.

 

La chute de l’euro est analysée comme une catastrophe en soi. Or, qu’est-ce que cela signifie réellement ? Est-ce si catastrophique que cela ?

 

D’abord si l’on refait un peu d’histoire, il faut se souvenir que l’euro a été introduit à un cours inférieur à 1$ en 2002 (autour de 0.85 $ pour un euro). Or, durant toute la décennie de 1990, le cours moyen de l’ECU (ancêtre de l’euro qui était une monnaie calculée en combinant les différentes monnaies européennes de l’époque : Franc, Mark, Lire…) a été de 1 ECU = 1.20 $. Soit ni plus ni moins que le cours actuel de l’euro, après la « dégringolade ». D’après cette rapide vision historique, il serait plus juste de dire que ce sont les 4 dernières années, où l’euro a été si fort face aux autres monnaies, qui était l’anomalie et non pas la correction actuelle.

 

Deuxième question : une baisse des taux de change signifie-t-elle que l’euro est en danger ? Cette question est assez saugrenue. L’histoire des monnaies montre que toutes les monnaies du monde fluctuent les unes par rapport aux autres, continuellement. Une monnaie ne peut pas indéfiniment monter par rapport à une autre. D’ailleurs, si l’euro est tant monté face au dollar depuis 5-6 ans, cela signifie que symétriquement le dollar a continuellement baissé face à l’euro. Or, quelqu’un, un jour, a-t-il émis l’idée selon laquelle le dollar US était en danger de désintégration ? Personne. La valeur d’une monnaie dans le temps, sa longévité, son enracinement ne se mesure pas à son taux de change. Elle se mesure plus simplement à la part que cette monnaie occupe dans les coffres forts des banques centrales des pays du monde (ce que l’on appelle les réserves de change). Or entre 2005 et 2009, la part des réserves de change détenues en euros est passée de 24% à 27% soit une progression non négligeable. Les banques centrales des autres pays du monde achètent des euros pour constituer leurs réserves de change car elles pensent qu’il s’agit d’une monnaie de réserve, fiable à long terme. La baisse actuelle des cours n’est pas liée à une vente massive des euros détenus par les  banques centrales (ce qui serait le signe d’une méfiance face à l’euro, qui serait précurseur d’une possible remise en cause de notre monnaie) mais bien liée à de la spéculation à court terme.

 

Troisième question : avoir un euro en baisse est-ce une mauvaise nouvelle ? Franchement non. L’euro était largement surcôté depuis plusieurs années. Un grand nombre d’économistes sont d’accord là dessus. Certains estiment la cotation normale de l’euro autour de 1.10 – 1.20 $. Ces affirmations reposent sur des calculs de taux de change à long terme grâce à un modèle mathématique tiré de la théorie de la parité du pouvoir d’achat. L’ajustement actuel de l’euro est donc normal, le signe de la fin d’une bulle monétaire.  De la même façon, les économistes calculent que la monnaie chinoise est également largement sous-cotée, volontairement, par le gouvernement chinois. Est-ce que cela empêche la croissance économique chinoise ? Non, bien au contraire.

 

Quatrième question : quels seront les effets de la baisse de l’euro ? Pour les frontaliers, elle est synonyme de hausse du pouvoir d’achat. Pour les exportations, cette baisse favorise la vente de nos produits à l’étranger, mais en contrepartie les importations sont plus chères (notamment le pétrole et donc l’essence et le fioul). La baisse de l’euro peut être un excellent moteur de reprise économique via les exportations. Par ailleurs, le renchérissement des matières fossiles ne peut que soutenir la transformation de notre économie vers une économie « verte ».

 

Dernière question : alors pourquoi tant d’esbroufes ? Deux raison majeures à cela : d’abord l’absence de gouvernement économique de la zone euro. Puis la croyance encore très tenace en une religion de l’euro fort. Keynes (grand économiste anglais du siècle dernier) expliquait à ses étudiants que toute relance économique peut passer par deux leviers : une relance budgétaire (ce que l’on appelle les plans de relance) et une relance monétaire (émettre plus de monnaie en accordant plus facilement des crédits). Une relance rapide passe par l’usage des deux leviers à la fois. Or, il n’existe pas de gouvernement économique européen capable de créer un vrai plan de relance européen. Au contraire, les Etats annoncent actuellement les uns après les autres des mesures d’austérité. Ceci est le pire des scénarios possible. En mettant en place des plans d’austérité, l’Europe se condamne à ne pas relancer son économie, à la croissance molle voire à la récession en 2010 et en 2011. Par ailleurs, la banque centrale européenne reste campée sur une idéologie ultralibérale, défendue en son temps par M. Friedman, de l’euro fort. Une politique monétaire d’euro fort signifie, en temps de crise, un étouffement de la reprise économique. La banque centrale en refusant d’injecter de l’argent dans l’économie (par peur irraisonnée de l’inflation) bride le crédit (aux particuliers et aux entreprises) en maintenant des taux d’intérêt trop élevés. La politique de l’euro fort, c’est une politique anti-inflationniste qui favorise ceux qui ont des capitaux placés et qui décourage l’investissement et la consommation.

 

Il faut donc créer un véritable budget européen de relance économique et remettre la main sur la BCE (Banque centrale Européenne) qui aujourd’hui ne joue pas du tout le rôle qui devrait être le sien : favoriser la relance économique.

 

La baisse actuelle de l’euro au delà du fait qu’elle est normale, est aussi une bonne chose pour les travailleurs européens et les entreprises de notre continent, n’en déplaise aux rentiers… L'euro n'est pas encore en péril.

 

Denis Duperthuy

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 09:44

Comme chaque année depuis l'élection de N. Sarkozy, l'association Citoyens Résistants d'hier et d'aujourd'hui organise un rassemblement citoyen au Plateau des Glières. Cette année ce rassemblement aura lieu Dimanche 15 Mai. Par ailleurs, l'organisation s'éttoffe avec un ensemble de manifestations prévues également le samedi 14 Mai à Thorens Glières.

 

Plus d'infos sur www.citoyens-resistants.fr

 

Soyons, cette année encore nombreux pour venir écouter les récits de résistance des hommes qui ont fait l'histoire et de ceux qui construisent l'histoire de la résistance d'aujourd'hui.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 09:14

Lors de la commission Urbanisme qui se tenait hier soir, le projet d'une billetterie "en dur" pour l'Arcadium nous a été présenté.

 

Nous vous avons déjà parlé ici des déboires financiers de la construction de l'Arcadium qui, au final, va couter deux fois plus cher que prévu. La cause ? Un projet mal ficelé. Baclé. L'architecte n'avait pas prévu assez de toilettes. Il n'avait pas non plus prévu de buvette. Pas non plus d'espace protégé pour les controles de billets à l'entrée (ce qui oblige à louer à chaque fois une toile de tente). Le système de chauffage a connu des déconvenues. Etc..  Et maintenant, on nous propose de voter la construction d'une nouvelle billetterie en lieu et place du chalet bois installé à la va-vite à l'entrée de l'allée pour faire office de billetterie.

 

Et oui, l'architecte avait oublié qu'une salle de concert a besoin d'une billetterie ! Ce serait risible et meme digne d'un vidéo gage si ce nouveau batiment d'une quinzaine de mètres carrés ne coutait pas au contribuable annécien 75 000 euros (estimation des services de la ville).

 

Le projet présenté hier n'est ni plus ni moins qu'un bloc béton brut, avec une vitre ouvrable à l'avant et une porte d'accès à l'arrière. Certes, ce batiment sera isolé mais quand meme :        5 000 € du m² pour une billetterie ! On sait que l'immobilier à Annecy est cher mais de là à voir le quartier du stade presque aussi cher que l'avenue d'Albigny... Quand on sait que les bailleurs sociaux, pour du logement, construisent autour de 1500 à 2000 euros du m², il y a de quoi se poser des questions.

 

Mais des questions, la majorité ne s'en pose pas, préférant couvrir, sans poursuites judiciaires, l'architecte qui a fait le projet Arcadium. Les annécien(ne)s restent seuls juges de la gestion saine des finances publiques par la majorité actuelle. Et penseront à l'Arcadium au moment de payer leurs impôts locaux...

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 18:22

Cette après-midi avait lieu au stade de rugby une rencontre entre l'US Annecy et Ampuis. La victoire ets revenue aux annéciens par 24 à 6 (4 essais annéciens dont 2 transformés). Un beau match de rugby malgré un temps très maussade. Tribune pleine et ambiance assurée.

 

Les annéciens vont maintenant pouvoir jouer la phase finale. On leur souhaite un excellent parcours. Et merci à eux pour cette saison déjà très réussie.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 10:03

L'amendement Vial visant à restreindre l'application (protectrice) de la loi littoral sur les bords du lac d'Annecy ne sera pas appliqué. En effet, l'amendement des députés UMP demandant le retour à l'écriture et l'application originelles de la loi littoral a été adopté par l'assemblée Nationale (qui a le dernier mot par rapport au Sénat).

 

La mobilisation citoyenne a donc porté ses fruits. Une bonne nouvelle pour tous les amoureux du lac que nous sommes.

 

Par contre, les députés ont aussi voté le principe de non-opposabilité de la DTA (Directive Territoriale d'Aménagement) des Alpes du Nord. Ce document d'urbanisme important a pour objectif de fixer un certain nombre de grandes orientations pour l'ensemble des départements situés dans le sillon alpin (Haute Savoie, Savoie, Isère et une partie de la Drôme). Il contient notamment des objectifs en termes de transports, d'aménagement du territoire et d'urbanisme. La DTA, si elle avait été opposable (ce qu'ont été les 6 autres DTA déjà en vigueur en France), se serait imposé aux SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) qui eux-memes s'imposent aux PLU (ex -POS : Plan Locaux d'Urbanisme).

 

Les douments d'urbanisme sont hiérarchisés du plus global (et donc plus "flou") au plus local (et donc "plus précis") : DTA - SCOT - PLU. Le rôle de la DTA est de coordonner et de donner une cohérence à l'ensemble des SCOT (qui eux sont construits par bassins de vie et qui s'imposent aux PLU des communes). En la rendant non-opposable, les députés lui ont ôté toute sa raison d'être. La DTA devient uniquement un document auquel on peut se référer. Mais elle n'a plus de caractère obligatoire, coercitif.

 

La non-opposabilité de la DTA des Alpes du Nord est une réelle désillusion, après 10 ans de concertation.

 

Aujourd'hui, la bataille de la protection des rives du lac d'Annecy doit prendre un nouveau tournant : celle de la publication d'un SCOT ambitieux et volontariste d'un point de vue urbanistique et environnemental pour notre bassin de vie. En effet, le SCOT du bassin annécien n'est toujours pas rédigé. Il faut accélérer sa rédaction et sa publication car c'est aujourd'hui le seul document d'urbanisme qui nous permettra d'offrir une vision globale, partagée, sur la question de l'urbanisation autour du lac. Un SCOT exigeant offrira une cohérence à l'ensemble des PLU des communes rivreraines du lac et permettra d'énoncer de grands principes nécessaires : densification des habitats déjà existants, protection des espaces vierges et agricoles, concentration de l'habitat dans les villes, réalisation de véritables infrastructures de transports en commun (rive ouest du lac)...

 

C'est donc un appel à la mobilisation que nous lançons: appel à faire aboutir rapidement un SCOT protecteur pour poursuivre la protection du lac d'Annecy.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

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