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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 09:38

Ce week-end, un homme excédé par le bruit a tiré en l'air avec son fusil pour faire fuir les "voyous" (selon l'expression du Dauphiné).

 

Chaque été le quartier des Teppes sort de l'anonymat et fait reparler de lui avec ce genre d'incivilités. Et chaque année les choses empirent...

 

Le problème ? Parfois des rodéos urbains avec motos, scooters et/ou voitures; parfois des pétards; des cris; etc...

 

Et comme chaque année la réponse des autorités, et en premier lieu de la mairie, est la meme : police et CRS pour circonscrire l'incendie... en attendant l'année suivante !

 

Une réponse ferme aux incivilités doit etre mise en oeuvre, sans doute aucun. Chacun a le droit au respect et au calme.

 

Mais la question est bien plus profonde. Et la réponse ne saurait s'arreter à quelques patrouilles supplémentaires de police estivale.

 

Il faut renouer le fil du dialogue pour permettre un meilleur vivre ensemble. Ce dialogue doit passer par la présence tout au long de l'année de policiers sur le terrain. Or, la police nationale a justement fermé son bureau des Teppes... et la police municipale est beaucoup trop absente. La confiance entre jeunes et police passera par des contacts réguliers et une (re)connaissance commune.

 

Par ailleurs, il faut réfléchir autrement l'intégration des jeunes dans nos quartiers. C'est l'été, il fait beau et les jeunes sortent pour se retrouver. Quoi de plus normal, au fond. Le problème c'est qu'ils n'ont rien à faire ! Parce qu'à Annecy en été, il n'y a rien à faire de gratuit. Partout en France les villes  organisent des festivals d'été, type Quartiers d'été. Partout sauf à Annecy où le point d'orgue de l'été est la fete du lac à 39€ la place. Donc pas pour ces jeunes-là...

 

Des lieux de rencontres entre jeunes ? Inexistants ! Aucun local. Aucune salle. Aucun lieu d'expression. Le désert.

 

Pour éviter d'avoir à se poser des questions sur le fond, la ville laisse la situation s'envenimer, dans ce quartier comme ailleurs. Par peur de sa jeunesse, de sa richesse on ne lui offre aucun lieu d'expression.

 

Les comités de quartier ressemblent de plus en plus à des clubs de retraités. Les MJC font ce qu'elles peuvent avec ce qu'on leur donne. Les lieux de culture alternative se sont embourgeoisés au point de devenir élitistes. Les salles ou locaux pour les jeunes n'existent pas...

 

On s'étonnera ensuite que la rue soit le dernier lieu où des jeunes qui n'ont pas tous, tous les jours, 3€ à mettre dans une bière au bar du coin, se retrouvent.

 

Que propose la ville pour les jeunes qui n'ont pas de moyens financiers ?

 

Ce n'est ni excuser les jeunes qui, comme tous les citoyens doivent respecter les autres et leur calme, ni faire dans l'angélisme. Mais il faut remettre chacun à sa place et devant ses responsabilités. La présence des forces de l'ordre est une réponse à court terme, mais quelle réponse à long terme pour le bien-etre de nos quartiers ?

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 13:55

LA HAUTE AUTORITE DES PRIMAIRES,

DECIDE :

Article 1er : La liste des candidats admis à participer aux primaires citoyennes, dont l’ordre a été établi par voie de tirage au sort en présence des représentants des candidats, est arrêtée comme suit :

- Arnaud Montebourg
- Martine Aubry
- Jean-Michel Baylet
- Manuel Valls
- François Hollande
- Ségolène Royal

Article 2 : La présente décision sera publiée sur le site internet du Primaires Citoyennes et notifiée au Comité national d’organisation des primaires et aux comités départementaux d’organisation des primaires.

Délibéré par la Haute Autorité des Primaires, lors de la séance du 20 juillet 2011, où siégeaient :


Jean-Pierre MIGNARD Catherine BARBAROUX Rémy PAUTRAT

 

A Annecy, la caravane des primaires sera présente demain vendredi 22 Juillet de 10h à 12h00 sur la parking de la plage d'Albigny (Annecy-le-Vieux) et de 14h00 à 17h00 sur la place F. de Menthon (en face de Courier). Venez poser toutes les questions que vous voulez.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 17:51

Le gouvernement Sarkozy-Fillon 3 tourne de plus en plus le dos à l’égalité des droits

Quatre jours après la marche des fiertés lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) à Paris, le gouvernement de notre pays s'est enrichi de personnalités dont il serait regrettable d'ignorer les « œuvres » récentes. HES (Homosexualités et Socialisme) les rappelle, à toutes fins utiles.

David Douillet, titulaire du nouveau – et improbable - secrétariat d'Etat chargé des Français de l'étranger est aussi l'auteur d'une formule éclairant sa conception du rapport entre les femmes et les hommes : « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes » (L'âme du conquérant, Robert Laffont, 1998).

Jean Leonetti, nouveau ministre chargé des affaires européennes, a délivré sa vision de l'égalité des droits dans le rapport préparatoire au débat parlementaire sur la révision des lois bioéthiques dont il est l'auteur. Il y préconise d'exclure les célibataires et les couples homosexuels du recours à l’assistance médicale à la procréation et de maintenir la prohibition de la gestation pour autrui (Rapport d’information fait au nom de la mission d’information sur la révision des lois de bioéthique, Assemblée nationale, 2010).

Thierry Mariani, promu ministre des transports après en avoir été secrétaire d’Etat, était déjà très préoccupé, en 1998, des « conséquences du Pacs sur l’immigration ». Il est l’auteur, plus récemment, d’un amendement au projet de loi Besson « relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité », visant à expulser des étrangers atteints d’une maladie grave et qui ne peuvent être soignés dans leur propre pays (Assemblée nationale, octobre 2010).

François Sauvadet, Marc Laffineur et Claude Greff, les autres nouveaux entrants au gouvernement, font presque figures d’humanistes charismatiques en s’étant borné à voter contre la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux personnes de même sexe (Assemblée nationale, scrutin du 14 juin 2011).

Par ces nominations, Nicolas Sarkozy salue, d'une manière singulière, le succès des marches des fiertés LGBT 2011 qui ont rassemblé des centaines de milliers de citoyens derrière le mot d'ordre « pour l'égalité, en 2011, je marche, en 2012, je vote », à Chartres, Nantes, Tours, Lille, Montpellier, Nancy, Bordeaux, Rennes, Rouen, Strasbourg, Angers, Biarritz, Caen, Lyon, Toulouse, Paris, et bientôt à Marseille et au Mans.

« Pour l'égalité, en 2011, je marche, en 2012, je vote ». En effet.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 12:52

http://www.desbatonsdanslesroues.org/archive/2011/04/13/oui-a-la-conception-universelle-non-aux-derogations.html

 

16.06.2011

Oui à la conception universelle ! Non aux dérogations !

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En 1975, une loi demandait de rendre accessibles les bâtiments et transports en France. Non suivie d'effets car sans moyens et sans délais, il a fallu attendre 30 ans et la loi « handicap » de 2005 pour voir fixé un délai : la France doit être accessible en 2015 !

Rendre accessible[1] ? Les maîtres d'ouvrage (collectivités publiques, entreprises privées, professions libérales, gérants d'espaces de loisirs et de sports...) n'y voient que des normes et des coûts supplémentaires en oubliant d'une part l'objectif initial de la loi, et d'autre part la possibilité de construire sans surcoût.

Aujourd'hui, les parlementaires nous mettent des bâtons dans les roues !

Ils viennent de céder aux pressions des lobbies dans une proposition de loi, nommée « proposition de loi Paul Blanc », votée en 1ère lecture au Sénat, puis à l'Assemblée nationale, en voulant déroger au principe d'accessibilité... dès la construction de certains bâtiments neufs !

Citoyens, nous considérons que la liberté d'accéder à tous les lieux publics, aux logements, aux transports est un droit fondamental, universel, basé sur la dignité humaine, qui s'inscrit dans un principe de non-discrimination.

Qui accepterait au quotidien de ne pas pouvoir entrer dans sa boulangerie, de passer par les sous-sols et les monte-charge pour accéder à des services administratifs ou à des salles de spectacles, de ne pouvoir prendre que quelques transports publics, de n'avoir que quelques dizaines de logements sociaux accessibles dans une ville de 100 000 habitants... ? La bonne volonté et l'aide pour franchir des obstacles ne sauraient suffire : chacun doit pouvoir être autonome dans ses déplacements !

Pour une « France accessible », l'APF rappelle que :

  1. Le principe d'accessibilité ne répond pas à une demande catégorielle émanant d'un public spécifique. Il constitue aussi un enjeu de société en termes d'urbanisme et d'aménagement du territoire : personnes âgées, blessés temporaires, parents avec poussettes, voyageurs avec une valise encombrante... chacun est concerné ! Sans compter le confort procuré aux personnes valides !
  2. Rendre accessible c'est tout simplement rendre les personnes libres de se déplacer, rompre l'isolement, permettre la rencontre des différences dans la société et donc lutter contre les préjugés. Le « vivre ensemble » n'est pas négociable !
  3. Personne n'a concrètement réussi à prouver qu'il n'était pas possible de rendre une construction neuve accessible pour des raisons techniques. Ce qui apparaît infaisable ou coûteux est en fait plutôt lié à une méconnaissance de la règlementation et à un manque de formation car des solutions techniques existent. Un bâtiment doit s'adapter aux besoins des hommes, et non l'inverse !

Parce que l'Association des Paralysés de France défend l'autonomie, la liberté et la dignité des personnes en situation de handicap,

Parce que pour l'APF, l'accessibilité concerne chacun d'entre nous aujourd'hui et demain,

Parce l'APF a comme ambition une société ouverte à tous, solidaire et sans préjugés, et que cette ambition dépasse le champ catégoriel du handicap,

L'APF demande au gouvernement et à chaque parlementaire d'introduire le principe de la conception universelle dans la législation française relative à l'accessibilité notamment dans la proposition de loi Paul Blanc lors de la 2nde lecture, conformément à la convention internationale de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées.

L'APF demande le retrait voire le rejet de toutes dispositions législatives et règlementaires dérogeant, pour les constructions neuves, aux principes d'accessibilité et de conception universelle.

L'APF demande à chaque citoyen son soutien par la signature de cette pétition.

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Par Elus de la Gauche Annécienne

Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 18:36

Cannabis: Vaillant pousse le PS vers la légalisation

Par David Doucet, publié le 15/06/2011 à 17:48

Cannabis: Vaillant pousse le PS vers la légalisation

L' ancien ministre de l'Intérieur se déclare favorable à une légalisation contrôlée du cannabis.

REUTERS/Benoit Tessier

Longtemps taboue, la question de la légalisation du cannabis ressurgit au sein du Parti socialiste. Mercredi l'ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant a jeté un pavé dans la mare en préconisant dans un rapport sa "légalisation contrôlée".

La question de la légalisation du cannabis refait à nouveau surface! Depuis plus de quarante ans, celle-ci hante la classe politique. D'abord thème fétiche de la gauche radicale et des écologistes, elle a gagné peu à peu les rangs socialistes, bien aidée par l'ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant.

 

L'ancien premier flic de France est le premier à avoir associé la lutte contre le trafic de cannabis à la question de sa légalisation. Dès 2003, dans un entretien accordé à Libération, il estimait déjà que "la police avait mieux à faire que de courir après la fumette".

 

Huit ans après, dans les salons de l'Assemblée nationale, le ministre redevenu député de Paris, répète le même discours à l'occasion de la remise d'un rapport sur le sujet: "Nous ne donnons pas accès à un droit nouveau, nous souhaitons simplement lutter efficacement contre le cannabis".

 

"Il faut légaliser et encadrer la production"

 

Daniel Vaillant sait de quoi il parle. A la demande de Jean-Marc Ayrault, président du groupe, il a dirigé un groupe de travail parlementaire aux cotés des députés PS Dominique Raimbourg et Annick Lepetit. Résultat d'une réflexion de plus de quinze mois, le rapport prend acte de l'échec de la politique répressive et du coût qu'elle représente pour notre société (un montant annuel de 3 milliards d'euros selon Terra Nova). La conclusion est sans appel: il faut légaliser et encadrer la production de cannabis.

Le gouvernement hostile à la légalisation

Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, critique les propositions de Daniel Vaillant sur une "légalisation contrôlée" du cannabis. Pour lire son interview, cliquez-ici.

Une proposition, qui a reçu un coup de pouce du destin. Le 2 juin dernier, 19 personnalités internationales de premier plan et de tous horizons politiques, anciens chefs d'Etat ou responsables de l'ONU ont reconnu l'échec de la politique répressive et ont appelé à un changement de politique.

 

Pas encore suffisant pourtant pour entraîner tout le PS dans son sillage. Pour preuve, les propositions de Daniel Vaillant ne s'inscriront pas dans un contrat de gouvernement en vue de 2012. Elles serviront seulement de point de départ à un grand débat public ... après la présidentielle.

 

Le PS reste divisé

 

Car, même si la quarantaine de députés socialistes qui a assisté à la présentation du rapport mercredi a longuement applaudi les conclusions, le PS reste divisé. En trois catégories.

 

1- Les convaincus, plus ou moins récents.

 

Le député-maire de Sarcelles François Pupponi plutôt récalcitrant au départ, s'est dit totalement convaincu après la lecture du rapport. "J'ai eu le sentiment que les arguments de Daniel Vaillant on fait mouche", nous a-t-il confié. D'autres députés tels que Jean-Paul Bacquet, Pascal Terrasse, François Brottes, Daniel Goldberg ou bien encore Marylise Lebranchu ont accueilli chaleureusement ces propositions.

 

2- Les partisans du juste milieu

 

Une autre partie se dégage et prône une dépénalisation, comme au Portugal. Interrogé par LEXPRESS.fr, le secrétaire national socialiste à la Sécurité, Jean-Jacques Urvoas défend ainsi l'idée d'une "contraventionnalisation". En clair, "le cannabis continue d'être illégal, mais ce n'est plus un crime. Le personnel de police déployé ne va ainsi plus courir derrière les fumeurs, mais s'attaquera au démantèlement des racines du trafic".

 

3- Les opposants à toute dépénalisation

 

Une partie des députés PS restent farouchement prohibitionnistes et attachés à la loi de 1970 tels Manuel Valls ou Bruno Le Roux. Partisan d'une candidature de François Hollande, ce dernier engage-t-il ainsi le député de Corrèze?

 

Pour l'heure, François Hollande se tient lui-aussi sur la ligne d'une dépénalisation, mais il souhaite la mener "à l'échelle européenne". Un point sur lequel s'accorde Daniel Vaillant. Dans une interview aux Inrocks mercredi, le député de Paris citait l'exemple des Pays-Bas débordé par le narco-tourisme et déclarait "si l'on prenait une telle mesure en France, il faudrait immédiatement la prendre aussi au niveau de l'Europe".

 

Avant cela, il faudrait déjà réussir à la prendre au niveau du PS...

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Par Elus de la Gauche Annécienne
 
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