J'ai d'abord reprécisé le cadre : Salomon, détenu en partie par le Groupe Amer, a décidé de vendre Mavic au plus offrant. Cette décision est à mettre au compte d'un actionnaire (Amer) qui désire renflouer une partie de sa dette avec l'argent de la vente.
Afin de vendre Mavic, une Société indépendante (Mavic SAS) va être créée au 01/01/10. Cette société comptera 305 salariés (dont 150 qui travaillent actuellement au sein de Salomon) ayant une moyenne d'âge de 45 ans.
Evidemment, les salariés sont inquiets, d'autant que les locaux pour accueillir les 150 personnels venus de Salomon n'existent pour l'instant pas...
Tout va dépendre de l'acheteur: soit un industriel, soit un financier. Un industriel pourra amener un capital pour développer Mavic dans un partenariat (complémentarité, diversification, etc...) pérenne.
De toute évdience, un financier ne s'intéressera qu'à racheter une marque.
Présent, pour une fois, à la réunion de la C2A, M. le député-maire d'Annecy-le-Vieux m'a répondu. Pour lui: tout va bien. Il aurait l'intime conviction que l'entreprise sera reprise par un industriel qui garantira l'emploi et maintiendra le siège social sur l'agglo. Et peut-etre même que l'entreprise ne sera pas vendue... En gros, il nous demande de faire confiance à son intime conviction, qui ne s'accompagne pour l'instant d'aucune action concrète...
Le président de la C2A déclare pour sa part s'intéresser au dossier de prêt, et s'inquiéter d'un rachat futur par un financier... Mais toujours sans aucune action prévue.
En bref, pour la C2A le slogan est : IL EST URGENT D'ATTENDRE, et voir qui va racheter.
Pour ma part, je ne me résigne pas à cette inaction, à cet attentisme. La C2A a la capacité d'accompagner de manière active cette phase de mutation. Elle peut apporter un soutien financier, d'étude, logistique, etc... Elle peut aussi et surtout faire pression pour que la vente ne se fasse pas "au plus offrant" mais "au mieux disant industriel et salarial".
Pour l'heure, ces outils semblent échapper à la réflexion des tenants du libéralisme économique qui dirige notre agglomération. Ceci ne serait pas bien grave, s'il ne s'agissait d'hommes et de femmesayant des études à payer à leurs enfants, une maison à rembourser, une voiture à payer, etc... Bref des habitants de l'agglo.
Par Elus de la Gauche Annécienne

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